Dans le soleil du matin,je suis mon ombre,

Sans penser aux lendemains je vais sur les chemins.

Comme elle, non masquée je suis mon ombre,

Respirant un air non vicié pour oublier la ville confinée.

Ne pouvant l'embrasser, je suis mon ombre,

Au souvenir des doux baisers qu'on ne peut plus partager.

Me rappelant le vert de ses yeux, je suis mon ombre.

Je rêve aux jours heureux, où l'on était deux.

Je suis mon ombre,

Le vent souffle à mon oreille que sur moi il veille.

Je ne suis plus mon ombre,

Par les nuages le soleil est caché, je retrouve la réalité.